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Pourquoi je retombe toujours dans les mêmes schémas ?

  • Pascal Mélaine
  • 23 juin
  • 4 min de lecture


Comprendre les répétitions relationnelles et émotionnelles grâce à une lecture neuro-émotionnelle du vécu.

 

Vous vous étiez pourtant promis que cette fois, ce serait différent. Une nouvelle relation. Un nouveau cadre de travail. Une nouvelle résolution intérieure. Et malgré toute votre lucidité, vous vous retrouvez à nouveau confronté au même type d'impasse : une relation qui vous épuise, un sentiment d'abandon qui se réactive, une difficulté à poser vos limites.

« Je comprends ce qui se passe, mais je n'arrive pas à faire autrement. »

C'est précisément ce décalage qui déstabilise : quand la conscience a identifié le problème, mais que le corps, les émotions ou les automatismes relationnels continuent, eux, à rejouer un scénario déjà connu. Il ne s'agit pas d'un manque de volonté, il s'agit souvent d'un schéma profondément inscrit, construit au fil de l'histoire personnelle, parfois à partir d'expériences précoces, de blessures relationnelles ou de stress répétés.

 

Quand le passé continue d'influencer le présent.

Nos réactions actuelles ne sont pas seulement guidées par la logique ou la volonté consciente. Elles s'appuient aussi sur tout ce que notre système nerveux a appris au fil du temps pour nous protéger, nous adapter ou survivre à certaines situations.

Lorsqu'une expérience a été vécue comme profondément insécurisante, rejet, humiliation, abandon, climat relationnel instable, surcharge émotionnelle répétée, il arrive que le cerveau et le corps en gardent une trace particulièrement sensible. Certaines situations du présent peuvent ainsi réactiver une alerte émotionnelle ancienne, de manière très rapide, automatique et disproportionnée par rapport à ce qui se passe objectivement ici et maintenant.

C'est ce qui explique qu'une remarque anodine, une distance dans la relation, un conflit professionnel ou une sensation d'injustice puissent déclencher une peur intense du rejet, un sentiment de panique ou de vide, une colère difficile à réguler ou au contraire une sidération, un repli, un effacement de soi.

 

 

Pourquoi la seule compréhension intellectuelle ne suffit pas toujours ?

Il est fréquent d'avoir parfaitement identifié ses fragilités sans parvenir à modifier ce qui se rejoue. On peut savoir qu'une relation n'est pas saine, voir que l'on se surinvestit jusqu'au burn-out… et malgré tout continuer à reproduire les mêmes mécanismes.

Pourquoi ? Parce qu'une partie du problème ne se situe pas uniquement dans le raisonnement conscient. Lorsqu'un vécu émotionnel n'a pas été suffisamment intégré, il peut continuer à s'exprimer sous forme de réactions corporelles automatiques, d'anticipations anxieuses, de croyances profondes sur soi ou sur les autres, ou de stratégies de protection devenues rigides.

Vous savez, mais votre système émotionnel n'est pas encore apaisé.

 

Les répétitions : un langage du psychisme, pas une fatalité.

Les schémas répétitifs ne relèvent pas forcément d'un « mauvais choix » ou d'un défaut de caractère. Ils peuvent être compris comme la trace d'une organisation ancienne : une manière pour le psychisme et le système nerveux de rester en terrain connu, même lorsque ce terrain fait souffrir. Le familier n'est pas toujours confortable, mais il peut être plus facilement anticipé.

On retrouve souvent derrière ces répétitions des fonctionnements proches de certains schémas relationnels précoces :

 

LE MANQUE AFFECTIF

La personne porte l'impression que ses besoins émotionnels ne seront pas réellement remplis. Elle peut minimiser ses attentes, s'attacher à des partenaires peu disponibles ou accepter des liens insuffisamment nourrissants.


LA PEUR DE L'ABANDON

Le lien devient source d'angoisse. Cela peut conduire à une forte dépendance affective, une hypervigilance relationnelle, des tests répétés — ou à l'inverse, une prise de distance préventive pour ne pas risquer d'être quitté.


LA SOUMISSION OU L'EFFACEMENT DE SOI

Pour éviter le conflit ou la perte du lien, certaines personnes apprennent à taire leurs besoins, à s'adapter en permanence, à prendre sur elles… jusqu'à l'épuisement émotionnel, relationnel ou professionnel.


Ces fonctionnements ne sont pas des « défauts ». Ce sont souvent d'anciennes stratégies de protection, devenues inadaptées à la vie d'adulte.

 

 

Ce qui se rejoue peut se travailler.

Quand un schéma est ancien, se dire « je dois changer » ne suffit pas. Le travail thérapeutique consiste à intervenir à plusieurs niveaux : comprendre ce qui se rejoue, identifier les déclencheurs, apaiser la charge émotionnelle associée, redonner de la souplesse au système nerveux, et favoriser l'émergence de réponses plus ajustées dans le présent. C'est dans cette logique que j'utilise, au cabinet, une approche intégrative associant Hypnose Ericksonienne et TTMO (Traitement des Traumatismes par les Mouvements Oculaires), selon la problématique, l'histoire et le rythme de la personne.

 

Le TTMO (EMDR) – Retraiter une mémoire émotionnelle restée trop active.

Le TTMO est une approche de stimulation bilatérale alternée, proche dans son principe d'autres méthodes de retraitement du vécu traumatique. L'objectif n'est pas d'effacer les souvenirs, mais d'aider le cerveau et le système nerveux à reprendre un travail d'intégration resté inachevé. Au fil des séances, on observe souvent que :

–      Le souvenir reste présent, mais devient moins envahissant

–      Les réactions corporelles ou émotionnelles perdent en intensité

–      Certaines situations déclenchent moins de panique, de honte ou d'impuissance

–      La personne retrouve davantage de recul et de liberté dans ses réponses

 

L’hypnose Ericksonienne, assouplir les automatismes.

Dans un état de conscience modifié, qui n'est ni une perte de contrôle, ni un sommeil, l'attention se focalise autrement. Cet état facilite l'accès aux ressentis, aux images internes, aux associations émotionnelles et aux ressources inconscientes. En pratique, l'hypnose peut aider à :

–      Prendre de la distance avec certaines réactions automatiques

–      Restaurer un sentiment de sécurité intérieure

–      Renforcer la capacité à poser des limites

–      Soutenir l'estime de soi

–      Favoriser l'installation de comportements plus ajustés au présent

 

Répéter ne veut pas dire échouer. Cela signifie souvent qu'une part de vous cherche encore, avec les moyens d'hier, à se protéger de ce qui a fait souffrir.

La bonne nouvelle, c'est qu'un schéma n'est pas une condamnation. Lorsqu'il est compris, travaillé et retraité dans un cadre adapté, il perd progressivement de son emprise. Si vous avez le sentiment de revivre les mêmes impasses malgré tous vos efforts pour avancer, un accompagnement ciblé peut vous aider à remettre du mouvement là où tout semble figé.

Je vous accueille au cabinet à Entraigues-sur-la-Sorgue, près d'Avignon, pour faire le point sur votre situation et envisager ensemble un accompagnement adapté.


📍 Cabinet à Entraigues-sur-la-Sorgue

📞  06 14 39 38 45

 

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