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Se reconstruire après des violences sexuelles : On ne guérit pas d'un traumatisme en l'oubliant, mais en lui ôtant le pouvoir de nous faire mal.

  • Pascal Mélaine
  • il y a 2 jours
  • 4 min de lecture
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Il existe des blessures invisibles qui pèsent plus lourd que n’importe quelle cicatrice physique. Les violences sexuelles qu’elles soient récentes ou enfouies dans le passé constituent une effraction intime, une « fracture intérieure » qui bouleverse le corps, l’esprit, l’identité.Et si vous êtes en train de lire ces lignes, c’est peut-être que vous sentez, quelque part en vous, qu’il est temps d’alléger ce poids. Qu’il est temps de ne plus laisser ce passé dicter votre présent, ni votre avenir.

Vous n’êtes pas coupable, vous n’êtes pas seul(e), et surtout… vous n’êtes pas irréparable. La reconstruction est un chemin exigeant, oui, mais c'est un chemin possible et vous avez déjà fait le premier pas.



Comprendre l’impact du traumatisme : ce qui se passe réellement dans le cerveau et le corps.


Contrairement aux idées reçues, on ne “tourne pas la page” après une agression sexuelle.Le traumatisme s’inscrit dans le système nerveux, dans les réflexes, dans les émotions, parfois même dans la sensation d’exister.



Un mécanisme naturel de survie.


Lors d’un choc extrême, l’inconscient se met en mode « protection maximum ». Il bloque la digestion émotionnelle du souvenir. Le passé reste alors vivant, comme s’il se rejouait encore et encore.

C’est la raison pour laquelle peuvent apparaître :

  • Des flashbacks ou cauchemars,

  • Une anxiété permanente,

  • Une hypervigilance,

  • Des tensions physiques inexpliquées,

  • Un sentiment d’être “coupé de soi-même” (dissociation),

  • Une perte d’estime de soi, de la honte, une culpabilité injustifiée.

Ces réactions ne sont pas des signes de faiblesse.Elles sont la réponse biologique normale d’un corps qui a tenté de survivre à l’anormal.

 


Pourquoi la parole ne suffit pas toujours.


Parler libère, c'est vrai. Nommer l’indicible est souvent une étape majeure.Mais dans le cas des traumatismes profonds, la parole seule ne désactive pas le souvenir traumatique.Parfois même, raconter réactive la douleur sans l’apaiser.

C’est là que les approches orientées vers l’inconscient, le corps et la neurobiologie du traumatisme prennent tout leur sens : l’EMDR et l’hypnose Ericksonienne.

 

 

L’Hypnose Ericksonienne : renouer avec son espace intérieur.


Loin des clichés, l’hypnose thérapeutique est un état de conscience modifié, sécurisé, dans lequel on accède aux ressources internes trop longtemps mises en veille par la souffrance.

Elle permet notamment de :

  • Recréer un espace de sécurité intérieure,

  • Apaiser le système nerveux,

  • Restaurer l’image de soi,

  • Libérer la honte et la culpabilité,

  • Revisiter les souvenirs sans être submergé,

  • Transformer la relation au corps, souvent fragilisée après les violences sexuelles.

L’hypnose ne change pas le passé, mais elle change la manière dont il s’inscrit en vous.Ce qui était une plaie vive devient une trace cicatrisée, non plus douloureuse, mais intégrée.

 


L’EMDR : “digérer” le traumatisme et alléger le souvenir.

L’EMDR est aujourd’hui l’une des thérapies les plus reconnues pour le traitement des traumatismes.Grâce à une stimulation bilatérale (mouvements oculaires, sons ou tapotements), elle réactive un mécanisme naturel de retraitement de l’information.

Concrètement, cette approche permet :

  • De désensibiliser les flashbacks,

  • De réduire les cauchemars,

  • De calmer les réactions automatiques de peur,

  • D’apaiser les sensations physiques déclenchées par le souvenir.

Le souvenir reste, mais il perd son intensité. Les émotions négatives deviennent neutres. Il cesse d’être une menace. La personne retrouve une compréhension plus juste, plus apaisée de son histoire.

 


Les étapes de la reconstruction : un processus évolutif et profondément personnel.


Se reconstruire après des violences sexuelles, c’est passer progressivement de victime, à survivant, puis à vivant.Un parcours qui s’articule généralement en trois grandes phases :


1. La Stabilisation

Créer un espace thérapeutique sûr, respecter votre rythme, remettre du calme dans le système nerveux.Rien ne se fait dans la précipitation.

 

2. Le Traitement (EMDR)

Désensibiliser les souvenirs douloureux, atténuer les déclencheurs (odeurs, bruits, images), libérer les mémoires corporelles.


3. La Réappropriation (Hypnose)

Réhabiter son corps, redéfinir ses limites, retrouver confiance en soi, reconstruire sa sexualité, réaffirmer son identité.

C’est souvent dans cette phase que l’on commence vraiment à sentir le renouveau, la renaissance.

 


Un accompagnement spécialisé : la présence d’un guide bienveillant.


Après des violences sexuelles, on ne se reconstruit pas seul. Et demander de l’aide est déjà un acte de force, un acte de souveraineté intérieure.

Le thérapeute apporte :

  • Un cadre sécurisé,

  • Une écoute sans jugement,

  • Une progression adaptée,

  • Des outils éprouvés,

  • Un respect absolu du rythme du patient.


Chaque histoire est unique. En tant que praticien, mon rôle n'est pas de vous juger ni de vous presser. Mon rôle est d'être le guide bienveillant qui tient la lampe pendant que vous traversez le tunnel, jusqu'à ce que vous retrouviez la lumière.

Je sais que la première démarche prendre rendez-vous est souvent la plus difficile. C'est un acte de courage immense. Sachez qu'au cabinet, vous trouverez une écoute empathique, professionnelle et une confidentialité absolue.

 


Conclusion : La guérison n’est pas l’oubli… c’est la paix retrouvée.


Les violences sexuelles marquent une vie, mais elles ne doivent pas la définir ni la condamner. La résilience humaine est exceptionnelle : elle permet non seulement de guérir, mais parfois de se reconstruire plus ancré, plus lucide, plus fort.


Si vous sentez qu’il est temps de déposer ce fardeau et d’avancer même doucement je suis là pour vous accompagner avec empathie, professionnalisme et confidentialité.

Vous n’avez pas à traverser cela seul(e).Votre histoire ne se résume pas à ce que vous avez vécu.Elle peut devenir le point de départ d’une transformation profonde et durable.

 
 
 

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