Symptôme vs Cause :Pourquoi je ne me contente pas de poser un pansement ?
- Pascal Mélaine
- 13 janv.
- 5 min de lecture

Imaginez la scène. Vous êtes au volant de votre voiture, tranquillement, quand tout à coup, un voyant rouge s'allume sur le tableau de bord. C’est le voyant de l’huile moteur. C’est stressant, c’est gênant, et cela vous empêche de conduire sereinement.
Face à cette situation, deux options s’offrent à vous :
L'option du "pansement" : Vous prenez un morceau de scotch noir et vous le collez sur le voyant. Vous ne le voyez plus. Le problème semble réglé. Vous continuez à rouler.
L'option de la "cause" : Vous vous arrêtez, vous ouvrez le capot et vous cherchez à comprendre pourquoi le moteur chauffe ou manque d’huile.
La première option semble absurde, n'est-ce pas ? Pourtant, c'est exactement ce que nous faisons souvent avec nous-mêmes.
En tant que Maître Praticien en Hypnose Ericksonienne à mon cabinet d'Entraigues-sur-la-Sorgue, je reçois chaque semaine des personnes qui ont passé des années à essayer de "coller du scotch" sur leurs angoisses, leurs insomnies ou leurs compulsions, sans jamais aller voir sous le capot.
Aujourd'hui, j'aimerais vous expliquer pourquoi mon approche thérapeutique refuse de simplement "faire taire" le symptôme, et pourquoi aller chercher la racine du problème est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire.
Le symptôme n'est pas votre ennemi : c'est un messager
Nous vivons dans une culture de l’immédiateté. Nous avons mal ? Nous voulons que ça s'arrête, tout de suite. C'est légitime. Personne n'aime souffrir.
Cependant, en thérapie, et particulièrement dans le travail sur les traumatismes ou les comportements gênants, considérer le symptôme comme un ennemi à abattre est souvent une erreur stratégique.
Pourquoi ? Parce que votre inconscient ne fait jamais rien par hasard. Une insomnie, une prise de poids inexpliquée, une phobie ou une anxiété chronique ne sont pas des dysfonctionnements aléatoires. Ce sont des signaux d'alarme. Ce sont des messages codés que votre corps et votre esprit vous envoient pour vous dire : "Attention, quelque chose ne va pas à l'intérieur, j'ai besoin que tu t'occupes de moi."
Si nous utilisons l'hypnose uniquement pour supprimer le symptôme (le faire taire de force) sans écouter son message, le risque est simple : le déplacement du symptôme. Si vous collez le scotch sur le voyant d'huile, le moteur finira par casser ailleurs.
L'Enquêteur Bienveillant : Mon rôle de thérapeute
C'est ici que mon rôle prend tout son sens. Lorsque vous franchissez la porte de mon cabinet, je ne suis pas là pour vous juger ou pour appliquer une "recette miracle" standardisée.
Je me positionne comme un enquêteur bienveillant. Ensemble, nous allons créer un lien de confiance pour permettre à votre inconscient de nous révéler ce qui se cache derrière le voyant rouge.
C'est une différence fondamentale entre le bien-être (qui soulage temporairement) et la thérapie (qui soigne durablement).
Étude de cas : L'histoire de "l'armure" (Le poids des émotions)
Pour illustrer ce concept, laissez-moi vous raconter une histoire (anonymisée, bien entendu) qui revient fréquemment sous différentes formes dans ma pratique.
Une personne vient me consulter pour une perte de poids. Elle a tout essayé : régimes draconiens, sport intensif, pilules coupe-faim. Elle perd du poids, certes, mais elle le reprend systématiquement, souvent avec un bonus. Elle arrive au cabinet épuisé, en colère contre elle-même, persuadée qu'elle manque de volonté.
En début d’anamnèse, sa demande est claire : "Je veux que vous programmiez mon cerveau pour arrêter de manger du sucre." C'est la demande du "pansement".
Et en descendant un peu plus profondément que la simple surface, nous découvrons une toute autre réalité.
Au fil de la séance, il apparaît que cette personne a vécu, il y a des années, une période de grande insécurité émotionnelle (un deuil, une séparation difficile, ou parfois un traumatisme plus ancien). À ce moment-là, son inconscient a mis en place une stratégie de survie géniale : se construire une carapace.
La prise de poids n'était pas un problème de gourmandise. C'était un besoin de protection. La graisse servait de rempart, de distance de sécurité entre elle et le monde extérieur perçu comme agressif.
Tant qu'on attaquait le poids (le symptôme), l'inconscient paniquait : "On m'enlève mon armure ! Je suis en danger !" Et il s'empressait de reconstruire la réserve de graisse dès que possible.
En traitant la cause (l'insécurité) : Une fois que nous avons travaillé sur ce sentiment de sécurité intérieure et apaisé la blessure ancienne, le besoin de protection physique n'avait plus lieu d'être. Le poids a commencé à descendre naturellement, sans lutte acharnée.
Quand le passé ne passe pas : L'apport du TTMO
Parfois, la cause profonde est un événement précis, un choc qui est resté "coincé". C'est là que ma spécialisation en TTMO (Traitement des Traumatismes par les Mouvements Oculaires) intervient.
Imaginez que votre cerveau est une usine de digestion de l'information. D'habitude, il digère vos journées pendant la nuit. Mais lors d'un trauma, l'information est trop grosse, trop violente. Elle reste bloquée en travers de la gorge. Le symptôme (flashbacks, angoisses, évitements) est la preuve de cette "indigestion".
Dans ce cas précis, parler ne suffit pas. Il faut relancer la mécanique de digestion neurologique. Avec le TTMO, nous permettons au cerveau de classer enfin cet événement dans le dossier "passé". Le voyant s'éteint alors de lui-même, car le moteur est réparé.
Votre démarche : Un acte de courage
Je sais qu'il peut être intimidant de se dire "Je vais aller voir un thérapeute pour fouiller dans mon passé". On a souvent peur de ce qu'on va trouver sous le capot.
C'est pourquoi je tiens à vous rassurer sur ma méthode de travail à Entraigues-sur-la-Sorgue. L'hypnose, telle que je la pratique, n'est pas une perte de contrôle. Au contraire. C'est un état de conscience augmentée où vous restez maître à bord. Rien ne remonte que vous ne soyez prêt à gérer.
Mon travail est de garantir votre sécurité émotionnelle tout au long de ce voyage. Nous n'allons pas remuer le couteau dans la plaie inutilement. Juste ce qu'il faut en profondeur pour nettoyer, apaiser et cicatriser.
Pourquoi choisir cette approche profonde ?
Choisir de traiter la cause plutôt que le symptôme demande parfois un peu plus d'investissement personnel que d'avaler un cachet. Mais les bénéfices sont incomparables :
La durabilité : Le problème ne revient pas sous une autre forme trois mois plus tard.
La libération d'énergie : Toute l'énergie que vous dépensiez à lutter contre le symptôme devient disponible pour vos projets de vie.
La connaissance de soi : Vous ressortez de thérapie non seulement soulagé, mais grandi, avec une meilleure compréhension de qui vous êtes.
Prêt(e) à éteindre le voyant pour de bon ?
Si vous en avez assez de poser des pansements sur des plaies qui ne cicatrisent pas, si vous sentez que vos blocages actuels (anxiété, phobies, poids, deuil...) racontent une histoire plus ancienne, je suis là pour vous accompagner.
Dans mon cabinet à Entraigues, je vous offre un espace d'écoute neutre, professionnel et profondément humain. Ensemble, nous prendrons le temps de regarder le tableau de bord, de comprendre le message, et de faire les réparations nécessaires pour que vous puissiez reprendre la route de votre vie, l'esprit léger.
Chaque histoire est unique. La vôtre mérite d'être entendue et apaisée.
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