Perdre un être cher, c’est aussi apprendre à se retrouver, comprendre et traverser le deuil
- Pascal Mélaine
- 31 oct.
- 2 min de lecture

Le deuil : une épreuve universelle, un chemin singulier.
Perdre un être cher, une relation, un repère ou même une partie de soi… Le deuil n’a pas qu’un visage.
C’est une traversée émotionnelle complexe où se mêlent douleur, colère, incompréhension, et parfois silence.
Il ne s’agit pas d’oublier, mais d’apprendre à vivre autrement avec ce qui n’est plus.
Chaque personne vit le deuil à son rythme, selon son histoire, son lien à l’autre et les ressources dont elle dispose. Le processus peut sembler chaotique, mais il contient en lui la possibilité d’une transformation profonde.
Comprendre les étapes du deuil : un processus, pas une ligne droite
Le deuil n’est pas un état figé. Il traverse différentes phases : choc, déni, colère, tristesse, acceptation, sans ordre fixe.
Ces étapes ne sont ni des obligations, ni des cases à cocher. Elles sont des mouvements intérieurs, parfois répétitifs, qui permettent au psychisme d’intégrer la perte et de redonner sens à l’existence.
Là où certaines personnes ressentent une douleur immédiate, d’autres mettent des mois avant que la réalité de la perte ne s’impose. Chaque parcours est légitime.
Quand le deuil devient trop lourd à porter seul.
Il arrive que le deuil s’enlise, qu’il s’installe comme une présence permanente, empêchant de respirer, d’aimer ou de se projeter. On parle alors de deuil compliqué ou bloqué.
Les émotions refoulées, la culpabilité ou le besoin de “tenir pour les autres” peuvent freiner la cicatrisation psychique.
Dans ces moments-là, se faire accompagner ne signifie pas être faible : c’est se donner la chance de vivre ce passage avec douceur, dans un cadre bienveillant et sécurisant.
Hypnose et EMDR : des approches douces pour apaiser la souffrance.
L’hypnose Ericksonienne permet de rétablir un dialogue entre le conscient et l’inconscient, d’apaiser la douleur émotionnelle et de restaurer le lien intérieur avec la personne disparue.
Elle ne cherche pas à effacer, mais à aider le cœur à déposer ce qu’il ne peut plus porter seul.
L’EMDR, quant à elle, aide à retraiter les souvenirs traumatiques liés à la perte — les images, les sons, les moments figés dans la mémoire.
En permettant au cerveau de “digérer” ces fragments, la personne retrouve progressivement sérénité et présence à elle-même.
Le rôle du thérapeute : un repère au cœur du tumulte.
L’accompagnement thérapeutique du deuil repose avant tout sur la présence : un espace où les émotions peuvent exister sans jugement, où la parole se dépose à son rythme.
Le thérapeute aide à traverser les vagues, à restaurer la confiance dans le vivant, et à transformer la douleur en souvenir apaisé.
Prendre rendez-vous pour un accompagnement personnalisé c’est :
Reprendre le fil de la vie : se reconstruire sans trahir
Faire son deuil, ce n’est pas tourner la page, mais écrire un nouveau chapitre.
C’est apprendre à marcher avec l’absence, à accueillir la tendresse du souvenir sans qu’elle ne blesse plus.
Peu à peu, l’apaisement s’installe. Ce qui semblait impossible devient vivable.
Et dans cette lente reconstruction, un sens nouveau peut émerger, celui d’une présence intérieure, toujours là, différemment.
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