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Pervers narcissiques : comprendre l’emprise pour mieux s’en libérer.

  • Pascal Mélaine
  • 7 nov.
  • 3 min de lecture

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Il existe des relations qui épuisent, qui brouillent l’esprit, qui font douter de soi jusque dans ses fondations.L’emprise d’un pervers narcissique, ce n’est pas seulement une histoire de manipulation : c’est un système insidieux qui prend racine dans la vulnérabilité émotionnelle de l’autre et qui l’enferme dans un cycle de dépendance affective.Pourtant, rien de tout cela n’est une fatalité. Comprendre ce qui se joue, c’est déjà ouvrir une porte vers la reconstruction.


Quand la relation commence comme une évidence.


La plupart des personnes ayant vécu une relation d’emprise racontent la même entrée en scène :une rencontre intense, des attentions démesurées, une sensation d’être enfin “vue”, reconnue, choisie.Le pervers narcissique séduit par l’hypervalorisation : compliments, promesses, fusion apparente.Cette phase, souvent appelée lune de miel, crée une connexion forte… et prépare le terrain à la suite.

Puis, progressivement, la dynamique change.Les critiques s’installent, les remarques diminuent l’estime de soi, les doutes apparaissent. La personne sous emprise tente alors de retrouver la chaleur du début, pensant que “quelque chose a changé”, ou que “tout est de sa faute”.

Ce glissement lent est précisément ce qui rend la manipulation si difficile à repérer.


Les mécanismes de l’emprise : un cycle bien rodé.


Le fonctionnement du pervers narcissique repose sur un schéma répétitif :

  • Idéalisation : mise sur un piédestal, fusion, dépendance affective.

  • Dévalorisation : critiques, confusion, culpabilisation.

  • Contrôle : isolement, jalousie, chantage émotionnel.

  • Rejet ou indifférence : silence, froideur, insécurité.


Et souvent :

  • Retour à l’idéalisation (le fameux “hoovering”) pour raviver l’espoir… et réinstaller la mainmise.


Ce cycle fragilise, épuise, et amène une perte progressive de repères.Ce n’est pas de la faiblesse : c’est un conditionnement émotionnel qui se met en place au fil du temps.


Comment l’emprise marque la confiance en soi.


Les personnes ayant vécu ce type de relation décrivent souvent :

  • Un doute permanent sur leurs perceptions,

  • Une peur de déplaire,

  • Une hypervigilance dans la relation,

  • Un besoin excessif de validation,

  • La sensation de “marcher sur des œufs”,

  • Une fatigue émotionnelle profonde,

  • La perte du sens de leurs limites.


L’emprise n’abîme pas seulement la confiance :elle attaque l’identité, la capacité de choisir, l’intuition, l’estime personnelle. Et cette atteinte émotionnelle peut persister longtemps après la fin de la relation.


Pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à l’emprise.


Il ne s’agit ni d’une fragilité, ni d’une naïveté.On retrouve souvent un parcours marqué par :

  • Un manque d’amour ou de reconnaissance dans l’enfance,

  • Un besoin fort d’être utile, aimé, apprécié,

  • Une difficulté à poser des limites,

  • Une grande empathie,

  • La peur du rejet ou du conflit.


Ce sont ces mêmes qualités — sensibilité, loyauté, désir de bien faire — qui rendent la personne plus exposée… puis plus facilement culpabilisée.


Sortir de l’emprise : un chemin de reconstruction.


Quitter une relation toxique est une étape. Se reconstruire après, c’en est une autre.

 

Il est fréquent de ressentir :

  • Un mélange de soulagement et de manque,

  • Des pensées intrusives,

  • Des émotions contradictoires,

  • La peur de retomber dans un schéma similaire,

  • Une difficulté à faire confiance.


La thérapie permet de remettre de la lumière là où l’emprise a laissé des zones d’ombre.


Hypnose et EMDR : apaiser les traces de l’emprise narcissique.


L’hypnose Ericksonienne aide à retrouver un ancrage intérieur, à restaurer la confiance en soi et à reconstruire un espace émotionnel solide.Elle permet de défaire les automatismes relationnels installés par la manipulation.


L’EMDR, quant à elle, travaille en profondeur sur :

  • Les traumatismes relationnels,

  • Les humiliations,

  • Les phrases dévalorisantes qui tournent en boucle,

  • Les peurs intenses liées au rejet ou à la perte.


Ces approches permettent de retraiter les mémoires émotionnelles qui alimentent encore la douleur… et d’y apporter apaisement et clarté.


Retrouver sa place, enfin.


Se libérer de l’emprise, c’est réapprendre à :

  • Ecouter son intuition,

  • Poser des limites,

  • Se choisir,

  • S’aimer avec justesse,

  • Retrouver une forme de liberté intérieure.


Ce processus ne se fait pas seul. Il demande un espace sécurisé, une présence stable, un accompagnement respectueux.


Un accompagnement pour se reconstruire en profondeur.


Si ces mots résonnent avec votre histoire, sachez qu’il existe un chemin pour retrouver votre force et votre identité.Dans un cadre thérapeutique bienveillant, vous pouvez comprendre ce qui s’est joué, libérer ce qui vous retient encore, et reconstruire une base émotionnelle solide.

Chaque séance est un espace de respect, de sécurité, et de transformation personnelle. Pas à pas, vous reprenez votre place.Pas celle que quelqu’un voulait pour vous.

Celle qui vous appartient.

 
 
 

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​© 2016 - Pascal Mélaine - 

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