PERVERS NARCISSIQUE : RECONNAITRE L'EMPRISE ET SE CONSTRUIRE.

Comprendre et retrouver sa liberté intérieure
Le terme « pervers narcissique » est aujourd'hui très présent dans les conversations, les médias et les recherches sur Internet. Il sert souvent à décrire une personne manipulatrice, contrôlante, dévalorisante ou capable d'installer peu à peu une relation d'emprise.
Une précision importante s'impose pourtant dès le départ : on ne peut pas diagnostiquer une personne à partir d'une liste de comportements ou d'un questionnaire trouvé sur Internet.
Le trouble de la personnalité narcissique, lui, constitue bien un diagnostic psychiatrique. Il se définit notamment par un schéma durable de grandiosité, un besoin important d'admiration et des difficultés d'empathie. Son diagnostic repose sur une évaluation clinique, et non sur quelques comportements observés dans une relation.
Dans la vie quotidienne, l'essentiel n'est donc pas de savoir quel diagnostic pourrait correspondre à l'autre. La vraie question est plutôt :
« Que se passe-t-il dans cette relation, et qu'est-ce que cette relation produit sur moi ? »
Une relation peut en effet devenir profondément déstabilisante, contrôlante ou violente sans qu'il soit nécessaire de poser un diagnostic sur la personne qui en est à l'origine.
Cet article a pour objectif de vous aider à reconnaître les mécanismes d'emprise et de violence psychologique, à comprendre leurs conséquences et à voir comment commencer à vous reconstruire.
Le « pervers narcissique » : une expression à utiliser avec prudence
D'où vient cette expression ?
Le mot « narcissisme » vient de la mythologie grecque, notamment du récit de Narcisse repris par Ovide dans Les Métamorphoses.
Narcisse, amoureux de sa propre image, se mira de trop près dans l'eau de la rivière et s'y noya.
L'expression « perversion narcissique » a, elle, été proposée par le psychanalyste français Paul-Claude Racamier dans les années 1980. Elle a ensuite été largement popularisée par des ouvrages grand public et par les médias.
Mais elle ne figure dans aucune classification psychiatrique internationale. Ce n'est donc pas un diagnostic médical.
Ce que dit la psychiatrie
En psychologie et en psychiatrie, le narcissisme désigne une réalité bien plus complexe que le simple fait de s'aimer soi-même.
Le trouble de la personnalité narcissique se caractérise par un fonctionnement durable associant grandiosité, besoin d'admiration et manque d'empathie.
Les critères du DSM-5-TR reposent sur un ensemble précis de manifestations cliniques :
• Sentiment exagéré de sa propre importance
• Besoin d'être admiré
• Sentiment que tout est dû
• Exploitation d'autrui
• Absence d'empathie ou encore arrogance
Le diagnostic nécessite la présence d'au moins cinq critères et une évaluation clinique.
Deux réalités à distinguer
Il est donc préférable de distinguer :
• Le trouble de la personnalité narcissique, qui relève du champ psychiatrique
• Les comportements d'emprise ou de manipulation, que l'on peut observer chez des personnes présentant ou non un trouble de la personnalité.
Cette distinction est essentielle. Chercher absolument à savoir si l'autre est « narcissique », « pervers » ou « manipulateur » peut nous éloigner de la question la plus importante :
Est-ce que cette relation me fait du mal ?
Reconnaître une relation d'emprise
L'emprise ne s'installe généralement pas en une seule fois. Elle se construit pas à pas.
Au début, la relation peut même sembler particulièrement intense, rassurante ou exceptionnelle. L'autre peut être attentif, disponible, séduisant, valorisant, ou donner l'impression d'une compréhension très profonde.
Puis, avec le temps, certains comportements apparaissent ou s'intensifient. Ce qui compte n'est pas un comportement isolé, mais la répétition, l'intensité et l'impact global de la dynamique relationnelle.
Vous êtes peu à peu dévalorisé
Vous avez régulièrement l'impression de ne jamais faire assez bien. Votre façon de parler, de vous habiller, de travailler, d'éduquer vos enfants ou de gérer votre quotidien est systématiquement critiquée.
Vous finissez par douter de vos propres compétences.
Vous devez constamment éviter le conflit
Vous surveillez vos paroles. Vous réfléchissez avant d'envoyer un message. Vous anticipez les réactions de l'autre.
Vous cherchez sans cesse le comportement qui évitera une colère, un reproche ou une nouvelle dispute. Votre liberté se réduit, jour après jour.
Vos relations extérieures deviennent un problème
Vos amis sont critiqués. Votre famille est présentée comme toxique, incapable de vous comprendre ou nuisible à votre couple. Certaines rencontres provoquent des conflits.
Vous commencez alors à moins voir vos proches pour éviter les tensions. Cet isolement peut fragiliser considérablement.
Votre téléphone et votre intimité ne vous appartiennent plus vraiment
La surveillance peut prendre de nombreuses formes : consultation du téléphone, questions répétées, demandes permanentes d'explications, contrôle des horaires, des déplacements ou des échanges avec certaines personnes.
Un comportement présenté comme de la « jalousie » peut ainsi devenir une véritable restriction de votre liberté.
Vous êtes soumis à une pression constante
Messages incessants. Appels répétés. Demandes de justification. Questions intrusives. Reproches lorsque vous ne répondez pas immédiatement.
Même en son absence, vous continuez à penser à l'autre et à anticiper ses réactions. Il en résulte une forme de présence psychologique permanente.
La responsabilité est sans cesse retournée contre vous
Vous essayez d'exprimer votre souffrance : la discussion finit par porter sur vos défauts. Vous signalez un comportement qui vous a blessé : vous voilà accusé d'être trop sensible, trop exigeant, agressif ou responsable du conflit.
À force, une question s'installe :
« Est-ce réellement moi, le problème ? »
Ce doute n'est pas anodin.
Quand votre perception de la réalité vacille : le gaslighting
L'une des expériences les plus déstabilisantes, dans certaines relations d'emprise, est de finir par douter de ses propres perceptions. On parle parfois de gaslighting, un terme inspiré du film Gaslight (1944), dans lequel un homme pousse méthodiquement son épouse à douter de sa santé mentale.
Un événement s'est produit. Vous vous en souvenez clairement. L'autre affirme pourtant que vous avez mal compris. Puis il vous explique que vous êtes trop sensible, que vous inventez, que vous exagérez, que vous interprétez mal.
Pris isolément, un désaccord n'a rien d'exceptionnel. Mais lorsque le déni, la contradiction et la disqualification de votre perception deviennent récurrents, la confiance en votre propre jugement s'effrite.
Vous cherchez alors sans cesse une validation extérieure :
• « Est-ce que j'ai vraiment vu ce que j'ai vu ? »
• « Suis-je devenu trop sensible ? »
• « Est-ce moi qui provoque tout cela ? »
Ce phénomène mérite d'être pris au sérieux, particulièrement lorsqu'il s'accompagne de contrôle, d'humiliations ou de menaces.
Pourquoi est-il si difficile de partir ?
Une question revient souvent :
« Si cette relation me fait autant de mal, pourquoi est-ce que je n'arrive pas simplement à partir ? »
Cette question mérite une réponse sans jugement. Une relation d'emprise peut associer plusieurs mécanismes :
• Peur
• Isolement
• Dépendance économique ou affective
• Dévalorisation
• Culpabilité
• Espoir que la relation redevienne comme au début
• Fatigue psychologique ou inquiétude pour les enfants
Le cycle de la violence
À cela s'ajoute souvent l'alternance entre périodes de tension et périodes d'apaisement. On parle de cycle de la violence, une notion utilisée par les services publics et les associations spécialisées.
Après une période difficile, quelques mots affectueux suffisent à faire renaître l'espoir. Une promesse donne l'impression que tout va changer. Une période calme fait douter de la gravité de ce qui s'est passé.
La personne peut alors rester enfermée dans une boucle :
Tension → conflit → apaisement → espoir → nouvelle tension
Cela ne signifie pas qu'elle est faible. Cela signifie qu'une dynamique relationnelle complexe s'est installée.
Existe-t-il une « victime idéale » ?
Non. Il n'existe pas de profil unique de personne susceptible de subir une relation d'emprise.
Une personne très empathique peut être concernée. Mais une personne réservée, indépendante, très sûre d'elle ou très autonome professionnellement peut également se retrouver dans une relation destructrice.
L'emprise ne dépend pas d'un « défaut » de la personne qui la subit. Elle se construit dans une relation, dans un contexte et au fil du temps. Subir une relation de contrôle ou de violence n'est pas la preuve d'une faiblesse personnelle.
Les conséquences possibles sur la santé psychologique
Une relation d'emprise peut peser lourdement sur le fonctionnement quotidien. Certaines personnes décrivent :
• Une perte de confiance en elles
• Un sentiment de culpabilité important
• Une anxiété persistante
• Une hypervigilance
• Des difficultés de concentration
• Des troubles du sommeil
• Une grande fatigue
• Des ruminations
• Une irritabilité inhabituelle
• Une perte de motivation
• Des difficultés à prendre des décisions
• L'impression de ne plus savoir qui elles sont
Certaines situations s'accompagnent également de manifestations psychotraumatiques. La Haute Autorité de Santé souligne l'importance d'une évaluation du psychotraumatisme qui prenne en compte les dimensions psychologiques, psychiatriques, somatiques, sociales et juridiques, notamment lorsque les violences ont été répétées.
Il ne faut pas pour autant attribuer automatiquement chaque symptôme à un traumatisme. Une difficulté de sommeil, une crise d'angoisse ou une perte de poids peuvent avoir de multiples causes. Une évaluation médicale reste importante lorsque les symptômes persistent ou s'intensifient.
Le sentiment de culpabilité
La culpabilité est souvent particulièrement lourde à porter :
• « J'aurais dû comprendre plus tôt. »
• « J'aurais dû partir avant. »
• « Pourquoi suis-je resté ? »
• « Pourquoi ai-je accepté tout cela ? »
Ces questions sont compréhensibles. Mais elles risquent de maintenir la personne dans un procès intérieur permanent.
La reconstruction commence souvent lorsque l'on cesse de se demander uniquement « Pourquoi ai-je accepté ? » pour commencer à se demander : « De quoi ai-je besoin aujourd'hui pour retrouver de la sécurité, de l'autonomie et de la confiance ? »
La perte d'estime de soi
Une personne régulièrement critiquée finit parfois par intérioriser le regard qui lui est imposé. Elle ne se voit plus telle qu'elle était auparavant.
Elle se sent incapable. Elle n'ose plus prendre la parole. Elle minimise ses qualités, évite de se mettre en avant et demande systématiquement l'avis des autres avant de décider.
Elle peut avoir l'impression d'avoir perdu une partie d'elle-même. Se reconstruire consiste alors à retrouver une relation plus stable avec ses propres besoins, ses limites, ses choix et ses capacités.
Pourquoi peut-on devenir agressif alors qu'on ne l'était pas ?
Certaines personnes confient : « Je ne me reconnaissais plus. » Elles racontent être devenues irritables, agressives ou constamment sur la défensive.
Cela ne signifie pas qu'elles sont devenues « mauvaises ». Une personne qui vit sous pression peut développer des réactions de défense importantes.
Cela ne justifie évidemment pas la violence envers autrui. Mais comprendre ce mécanisme permet de sortir d'une vision simpliste où il faudrait seulement désigner « le gentil » et « le méchant ». Lorsque la situation devient conflictuelle ou violente, la sécurité et la responsabilité de chacun doivent être prises en compte.
Le triangle dramatique de Karpman : une grille de lecture, pas un diagnostic
Le triangle dramatique, décrit par Stephen Karpman en 1968 dans le cadre de l'analyse transactionnelle, distingue trois positions relationnelles : Victime, Sauveur, Bourreau.
Ce modèle aide à observer certaines interactions répétitives. Par exemple, une personne prend systématiquement en charge les problèmes de l'autre : elle occupe la position de « Sauveur ». À force d'épuisement, elle devient irritée, puis se vit elle-même comme victime de la situation. D'autres mouvements peuvent aussi apparaître : reproche, culpabilisation, tentative de contrôle.
Mais la prudence s'impose. Le triangle de Karpman ne permet pas de diagnostiquer une personne et ne doit jamais servir à rendre une victime responsable de la violence qu'elle subit.
Dans une relation comportant des violences, les responsabilités ne se répartissent pas en trois rôles symétriques. La sécurité de la personne victime reste prioritaire.
Comment sortir de ces schémas relationnels ?
Une première étape consiste à observer ce qui se passe réellement. Pas seulement ce que l'autre promet, pas seulement les moments heureux, mais la dynamique globale de la relation. Quelques questions peuvent vous y aider.
Est-ce que je peux être moi-même ?
· Puis-je exprimer une opinion différente sans peur ?
· Puis-je dire non ? Puis-je voir mes proches librement ?
· Puis-je prendre des décisions sans devoir constamment me justifier ?
Est-ce que mes limites sont respectées ?
· Lorsque je dis que quelque chose me fait souffrir, suis-je entendu ?
· Ma souffrance est-elle immédiatement retournée contre moi ?
Cette relation augmente-t-elle ou diminue-t-elle ma liberté ?
Une relation saine n'exige pas que vous renonciez à votre autonomie pour préserver la paix.
Après la séparation : pourquoi le lien peut-il continuer à peser ?
Quitter physiquement une relation ne fait pas disparaître ses effets du jour au lendemain.
Les pensées continuent. Les souvenirs reviennent. Certaines phrases restent présentes. La peur persiste. Vous anticipez encore les réactions de l'autre alors qu'il n'est plus là.
Vous pouvez aussi ressentir une forte culpabilité, ou l'envie de revenir vers cette personne malgré ce que vous avez vécu. Cette période mérite d'être considérée avec sérieux : la séparation est une étape, la reconstruction en est une autre.
Le harcèlement après la séparation
Dans certaines situations, les comportements se poursuivent après la rupture : appels répétés, messages incessants, menaces, pression sur l'entourage, visites non souhaitées, surveillance ou interventions sur le lieu de travail.
Dans ce contexte, ne restez pas seul face à la situation. Conservez tout ce qui permet de documenter les faits : messages, courriels, captures d'écran, courriers ou autres documents utiles.
L'objectif n'est pas de constituer vous-même un dossier juridique parfait, mais de garder ces éléments et de demander conseil à des professionnels compétents. Le 116 006, numéro national d'aide aux victimes, permet d'être écouté et orienté vers une association ou un service spécialisé (Service Public).
Que dit le droit français ?
Juridiquement, mieux vaut décrire les faits que chercher à faire reconnaître quelqu'un comme « pervers narcissique ». La qualification d'une situation dépend des comportements commis et du contexte.
Les violences psychologiques sont reconnues par la loi. Le harcèlement moral au sein du couple constitue notamment une infraction spécifique (article 222-33-2-1 du Code pénal). Il peut être sanctionné lorsqu'il est commis par un conjoint, un concubin ou un partenaire de PACS, y compris après la séparation. Selon les situations, d'autres faits peuvent relever de violences, de menaces ou de harcèlement.
En matière de violences conjugales, le juge aux affaires familiales peut délivrer une ordonnance de protection pour protéger une victime et ses enfants, lorsque les conditions légales sont réunies. Les violences concernées peuvent être physiques, psychologiques, sexuelles ou d'une autre nature, pendant la relation ou après la séparation (Service Public).
La bonne démarche consiste donc à éviter les diagnostics improvisés et à noter précisément :
• Ce qui a été dit
• Ce qui a été fait
• A quelle date
• Dans quel contexte
• Avec quelles conséquences
Un avocat, une association d'aide aux victimes ou les services compétents pourront vous indiquer les démarches adaptées à votre situation.
Et lorsqu'il y a des enfants ?
La présence d'enfants complique souvent considérablement la séparation. Même lorsque le couple n'existe plus, les échanges se poursuivent autour de l'autorité parentale, de l'organisation quotidienne ou des modalités de garde.
Les enfants ne doivent pas devenir les arbitres du conflit. Il est important, autant que possible, de les préserver des conflits de loyauté et de leur garantir un cadre sécurisant.
En cas de violence ou de danger concernant un enfant, une aide professionnelle et, selon la situation, les autorités compétentes doivent être sollicitées. Le 119 (Allô Enfance en danger) est joignable gratuitement 24h/24, par les enfants comme par les adultes inquiets pour un enfant (allo119.gouv.fr)
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Comment commencer à se reconstruire ?
La reconstruction n'est pas une course. Il ne s'agit pas d'effacer rapidement tout souvenir de la relation, mais de retrouver pas à pas une sensation de sécurité, une capacité à choisir et une relation plus stable avec soi-même. Plusieurs axes peuvent être travaillés.
Retrouver ses limites
Réapprendre à dire :
• « Non. »
• « Je ne suis pas d'accord. »
• « Je n'accepte pas cette façon de me parler. »
• « J'ai besoin de prendre du recul. »
Les limites ne sont pas une agression. Elles constituent un cadre protecteur.
Reprendre contact avec soi
Après une longue période où toute l'attention était tournée vers l'autre, il peut être difficile de savoir ce que l'on souhaite vraiment.
· Qu'est-ce que j'aime ?
· De quoi ai-je besoin ?
· Qu'est-ce que je ne veux plus ?
· Quels sont mes projets, mes valeurs ?
· Qui suis-je en dehors de cette relation ?
Ces questions peuvent devenir de véritables points d'appui.
Renouer avec son entourage
Une relation d'emprise réduit souvent le cercle social. Se reconstruire peut donc aussi passer par le fait de renouer, à son rythme, avec certaines personnes.
Un proche bienveillant peut représenter une ressource précieuse. Il n'est pas nécessaire de tout raconter immédiatement : recommencer simplement à être entouré constitue déjà une étape.
Quelle place pour un accompagnement thérapeutique ?
Lorsqu'une relation a profondément fragilisé une personne, un accompagnement peut l'aider à mettre du sens sur ce qu'elle a vécu et à retrouver davantage de sécurité intérieure. Le travail peut notamment porter sur :
• La confiance et l'estime de soi
• Les limites relationnelles
• La culpabilité
• Les peurs persistantes
• Les réactions émotionnelles
• Les événements vécus comme traumatiques
• Les schémas relationnels répétitifs
L'objectif n'est pas de « réparer » une personne. Vous n'êtes pas une personne cassée. Il est souvent plus juste de considérer que certaines réactions se sont mises en place pour vous protéger dans un contexte donné.
Au cabinet, je peux proposer, selon les besoins, un accompagnement basé notamment sur l'Hypnose Ericksonienne et le TTMO (EMDR). Ces approches s'inscrivent dans un parcours personnalisé et peuvent s'articuler, si vous le souhaitez, avec le suivi assuré par votre médecin, votre psychologue ou votre psychiatre.
Elles ne remplacent pas un suivi médical ou psychiatrique lorsqu'il est nécessaire. En présence de symptômes importants, d'un traumatisme sévère, de violences toujours en cours ou d'idées suicidaires, une prise en charge par les professionnels de santé et les structures spécialisées doit rester prioritaire.
Peut-on vraiment se reconstruire après une relation d'emprise ?
Oui. Mais la reconstruction n'est pas toujours linéaire. Il peut y avoir des périodes de progrès, puis des moments où certaines émotions ou certains souvenirs reviennent. Ce retour ne signifie pas que vous « rechutez ».
Se reconstruire consiste moins à oublier qu'à retrouver la capacité de vivre sans être constamment dirigé par ce qui s'est passé.
Vous pouvez réapprendre à faire confiance. Vous pouvez réapprendre à poser vos limites. Vous pouvez retrouver le plaisir de décider et recommencer à vous projeter.
Et surtout, vous pouvez cesser de définir votre identité à partir de ce que quelqu'un d'autre vous a fait croire sur vous.
Quand faut-il demander de l'aide rapidement ?
Une consultation professionnelle est particulièrement importante si vous constatez :
• Des crises d'angoisse répétées
• Une anxiété persistante
• Des troubles importants du sommeil
• Une consommation problématique d'alcool ou d'autres substances
• Un isolement important
• Des épisodes dissociatifs ou l'impression de ne plus vous reconnaître
• Des violences physiques ou sexuelles
• Des menaces
• Des idées suicidaires
• Un danger actuel pour vous ou vos enfants.
Les numéros utiles
SITUATION | NUMÉRO | DISPONIBILITÉ |
Danger immédiat | 17 (police, gendarmerie) ou 112 | 24h/24 |
Impossible de parler (danger, handicap) | 114 par SMS | 24h/24 |
Idées suicidaires | 3114, numéro national de prévention du suicide (3114.fr) | 24h/24, gratuit |
Femmes victimes de violences | 3919, gratuit et anonyme ; tchat sur solidaritefemmes.org depuis février 2026 | Téléphone 24h/24 ; tchat du lundi au vendredi, 13h-20h |
Victimes d'infractions | 116 006, écoute et orientation | 7j/7 |
Enfant en danger | 119, Allô Enfance en danger | 24h/24, gratuit |
Le 3919 n'est pas un numéro d'urgence : en cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112.
Ce qu'il faut retenir
Le plus important n'est pas de réussir à coller une étiquette sur l'autre. C'est de regarder ce que la relation produit en vous.
• Si vous avez peur de parler.
• Si vous devez constamment vous justifier.
• Si vous vous éloignez de vos proches.
• Si vous avez perdu confiance en votre jugement.
• Si vous avez l'impression de ne plus être vous-même.
• Si vous vivez sous tension permanente.
Alors ces signaux méritent d'être entendus.
Vous n'avez pas besoin du diagnostic de l'autre pour reconnaître votre propre souffrance. Et vous n'avez pas besoin d'attendre que la situation s'aggrave pour demander de l'aide.
La reconstruction commence parfois par une étape très simple : mettre des mots sur ce que vous vivez.
Un accompagnement personnalisé à Entraigues-sur-la-Sorgue
Depuis 2016, j'accompagne les personnes qui souhaitent comprendre ce qui se joue derrière leurs difficultés, plutôt que seulement tenter d'en faire disparaître les manifestations.
Lorsqu'une relation d'emprise ou des événements vécus comme traumatiques ont laissé des traces, l'accompagnement peut viser à retrouver davantage de sécurité intérieure, de confiance et de liberté dans ses choix.
Au cabinet d'Entraigues-sur-la-Sorgue, j'utilise notamment l'Hypnose Ericksonienne et le TTMO (EMDR), selon les besoins et la situation de chaque personne. Chaque accompagnement est individualisé : il ne s'agit pas de vous imposer une méthode, mais de partir de votre histoire, de votre rythme et de vos objectifs.
Vous avez déjà traversé beaucoup de choses. Vous n'avez pas à construire la suite seul(e).
📍 Cabinet à Entraigues-sur-la-Sorgue ·
📞 06 14 39 38 45 ·
Important : cet article fournit des informations générales. Il ne constitue ni un diagnostic médical, ni un avis psychiatrique, ni un conseil juridique personnalisé. En cas de danger, de violences ou de symptômes importants, rapprochez-vous des professionnels et services compétents.
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