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Comment savoir si je suis en burn-out ?

Pascal Mélaine
23 sept.
16 min de lecture
Comment savoir si je suis en burn-out ?


Quand la fatigue ne ressemble plus à une simple fatigue



Le réveil sonne.

Vous ouvrez les yeux et, avant même de vous lever, vous sentez déjà que la journée va être difficile.

Vous êtes fatigué alors que vous avez dormi.

Vous avez parfois l'impression d'avoir besoin de vacances... alors que vous revenez justement de vacances.

Vous allez pourtant travailler.

Parce qu'il faut avancer. Parce que l'équipe compte sur vous. Parce que les dossiers ne vont pas se traiter seuls. Parce que vous avez toujours été quelqu'un de fiable.

Alors vous continuez.

Vous répondez aux messages, vous participez aux réunions, vous prenez sur vous. Vous faites ce qu'il faut.

Mais quelque chose a changé.

Vous êtes plus facilement irritable. Vous avez du mal à vous concentrer. Vous relisez plusieurs fois un même courriel. Vous oubliez certaines choses simples. Vous avez moins de patience. Vous dormez mal ou vous vous réveillez déjà épuisé.

Et surtout, une pensée revient de plus en plus souvent :

« Je n'arrive plus à fonctionner comme avant. »

C'est parfois à ce moment-là que la question apparaît :

« Est-ce que je suis simplement très fatigué... ou suis-je en train de faire un burn-out ? »


Cet article ne pourra pas répondre à votre place à cette question, aucun article ne le peut. Ce qu'il peut faire, en revanche, c'est vous aider à mieux comprendre ce que vous traversez, à distinguer ce qui relève du stress, de la fatigue et de l'épuisement professionnel, et à identifier ce qui, dans votre situation, mérite d'être regardé de plus près.


Le burn-out est un phénomène complexe, qui doit être replacé dans son contexte professionnel, psychologique, physique et relationnel.


L'Organisation mondiale de la Santé décrit le burn-out comme un phénomène professionnel résultant d'un stress chronique au travail qui n'a pas été correctement géré. Elle retient trois dimensions principales : l'épuisement, la distance mentale ou le cynisme vis-à-vis du travail, et la diminution du sentiment d'efficacité professionnelle. Le burn-out n'est pas classé par l'OMS comme une maladie en tant que telle dans la CIM-11.


Mais derrière cette définition se trouve surtout une réalité humaine :

Une personne qui a souvent tenu longtemps avant de ne plus parvenir à tenir de la même manière.


1. Burn-out : de quoi parle-t-on exactement ?


Le terme « burn-out » est aujourd'hui largement utilisé dans le langage courant. Pourtant, il ne signifie pas simplement : « Je suis très fatigué. »

L'épuisement professionnel s'inscrit dans un contexte particulier : celui du travail et d'un stress professionnel qui s'est prolongé.


Selon la définition de l'OMS, trois dimensions sont particulièrement importantes :

      I.         L'épuisement

Vous avez la sensation de ne plus disposer des mêmes ressources physiques et psychiques qu'auparavant, et vous avez besoin de davantage de récupération. Les tâches habituelles vous demandent beaucoup plus d'effort.


     II.         La prise de distance vis-à-vis du travail

Ce qui vous impliquait autrefois peut progressivement vous laisser indifférent. Vous pouvez ressentir davantage d'irritation, de cynisme ou de détachement.

Parfois, vous vous surprenez à penser : « Peu importe. » Alors que cette phrase ne vous ressemblait pas auparavant.


   III.         La diminution du sentiment d'efficacité

Vous avez l'impression de moins bien travailler et vous doutez davantage de vos capacités. Des tâches qui étaient auparavant relativement simples deviennent coûteuses en énergie et en concentration.

Ces trois dimensions ne constituent cependant pas un diagnostic que l'on pourrait poser soi-même à partir d'un article. Elles donnent plutôt une grille de compréhension de ce que peut représenter l'épuisement professionnel.


2. Quels sont les signes qui doivent vous alerter ?


Le burn-out ne se manifeste pas nécessairement de la même façon chez tout le monde. Il n'existe pas un « visage » unique de l'épuisement professionnel.

Certaines personnes deviennent très irritables. D'autres continuent à travailler pendant des mois en donnant l'impression que tout va bien. D'autres encore se sentent progressivement coupées de leurs émotions.


Plusieurs signes peuvent néanmoins attirer l'attention.

Une fatigue qui ne récupère plus comme avant

Vous dormez mais vous ne vous sentez pas véritablement reposé, et vous avez besoin de davantage de temps pour récupérer : le week-end ne suffit plus.

Les vacances permettent parfois une amélioration temporaire, mais le retour au travail fait rapidement réapparaître l'épuisement.


Des difficultés de concentration

Vous avez davantage de mal à :

•    Vous concentrer

•    Mémoriser certaines informations

•    Organiser vos priorités

•    Prendre des décisions

•    Passer rapidement d'une tâche à une autre

•    Rester attentif lors d'une réunion


Ce n'est pas nécessairement le signe que vos capacités intellectuelles ont diminué. Lorsque la fatigue, le stress et les troubles du sommeil s'accumulent, les fonctions attentionnelles et exécutives peuvent devenir plus difficiles à mobiliser.

Certains travaux de recherche s'intéressent aux difficultés cognitives associées à l'épuisement professionnel, même si ce champ reste encore en construction et ne permet pas, à ce jour, de conclusions définitives.


Une irritabilité inhabituelle

Un courriel banal vous agace, une demande supplémentaire devient difficile à supporter. Vous avez moins de patience avec vos collègues, votre conjoint ou vos enfants.

Après coup, vous vous dites parfois : « Je ne me reconnais pas. »

L'irritabilité peut être l'un des signes indiquant que vos capacités de récupération sont mises à rude épreuve.


Une perte progressive d'intérêt

Ce qui vous motivait autrefois vous laisse indifférent. Vous faites votre travail parce qu'il faut le faire, plus parce que vous en avez envie. Vous pouvez avoir l'impression de fonctionner en automatique.

Cette distance vis-à-vis du travail fait partie des dimensions retenues dans la définition du burn-out par l'OMS.

3. Stress, fatigue ou burn-out : comment faire la différence ?


C'est une question essentielle, parce qu'une période de stress important ne signifie pas nécessairement que vous êtes en burn-out.


Le stress

Le stress correspond à une réponse de l'organisme face à une situation perçue comme exigeante ou menaçante. Il peut être ponctuel : une échéance importante, un changement professionnel, une période de surcharge temporaire peuvent provoquer une augmentation importante du stress.

Lorsque la situation se termine et que les possibilités de récupération sont suffisantes, l'organisme peut progressivement retrouver son équilibre.


La fatigue

La fatigue peut avoir de nombreuses causes : manque de sommeil, période professionnelle intense, maladie, problèmes personnels, changement de rythme ou récupération insuffisante peuvent notamment l'expliquer.

Elle mérite d'être prise en compte, mais elle ne signifie pas automatiquement burn-out.


Le burn-out

Le burn-out s'inscrit dans un contexte professionnel et dans une dynamique d'épuisement liée à un stress professionnel chronique. La fatigue devient alors souvent beaucoup plus profonde, la relation au travail peut se modifier, et le sentiment d'efficacité peut diminuer.

Et surtout, les stratégies qui permettaient auparavant de « tenir » semblent progressivement ne plus fonctionner.

4. Que se passe-t-il dans le cerveau et dans le corps ?

C'est ici qu'il faut être particulièrement prudent. On lit beaucoup de choses sur Internet à propos du « cerveau en burn-out ». Certaines explications sont intéressantes. D'autres sont beaucoup trop simplifiées.

Le burn-out ne correspond pas à un cerveau qui « disjoncte », à une amygdale bloquée en position « danger » ou à un cortex préfrontal qui serait littéralement « déconnecté ». La réalité est plus complexe.

Les recherches étudient notamment les interactions entre le stress chronique, les systèmes neuroendocriniens, les fonctions cognitives et différents réseaux cérébraux. Des travaux ont également exploré le rôle de structures impliquées dans la régulation émotionnelle et la réponse au stress. Mais les résultats ne permettent pas aujourd'hui de réduire le burn-out à une signature biologique unique.


Le stress mobilise plusieurs systèmes

Lorsqu'une personne fait face à une situation stressante, son organisme mobilise différents mécanismes physiologiques permettant de répondre à la demande. Parmi eux figure notamment l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, souvent appelé axe HPA. Le cortisol participe à cette réponse.

Mais il serait incorrect de résumer le burn-out à :

« Trop de stress = trop de cortisol = burn-out ».


Les études portant sur le cortisol dans le burn-out donnent des résultats variables et ne permettent pas d'établir un profil hormonal unique applicable à toutes les personnes concernées.

Cette nuance est importante. La neurobiologie peut nous aider à comprendre certains phénomènes liés au stress. Elle ne doit pas devenir une explication simpliste de toute souffrance psychologique.

5. Pourquoi le cerveau semble-t-il parfois « fonctionner au ralenti » ?

Lorsque la fatigue, le stress et les troubles du sommeil s'accumulent, certaines capacités peuvent devenir moins facilement accessibles. Vous pouvez avoir plus de difficultés à :

•    Maintenir votre attention

•    Mémoriser une information

•    Prendre une décision

•    Gérer plusieurs sollicitations simultanément

•    Réguler vos réactions émotionnelles

•    Faire preuve de flexibilité face aux imprévus


Cela peut produire une impression très déstabilisante :

« Je sais faire cette chose normalement. Pourquoi est-ce que je n'y arrive plus aujourd'hui ? »


Cette expérience ne signifie pas nécessairement que vos capacités ont disparu. Elle peut refléter un fonctionnement temporairement perturbé par la charge globale que vous supportez.


Le sommeil joue notamment un rôle majeur dans les capacités attentionnelles, émotionnelles et cognitives. C'est pourquoi une personne épuisée peut avoir l'impression que son cerveau ne répond plus comme auparavant.

6. Pourquoi certaines personnes continuent-elles malgré les signaux d'alerte ?

C'est une question que j'entends régulièrement : « Pourquoi je n'ai pas arrêté avant ? »

Il n'existe pas une seule réponse. Certaines personnes ont grandi avec l'idée qu'il fallait être fort. D'autres ont appris à faire passer les besoins des autres avant les leurs. Certaines ont un perfectionnisme important. D'autres ont peur de décevoir. Certaines évoluent simplement dans un environnement professionnel où les exigences sont devenues progressivement incompatibles avec leurs ressources.


Il est donc important de ne pas transformer le burn-out en problème exclusivement individuel.

Les conditions de travail comptent. La charge de travail, le manque de contrôle, les conflits, les changements permanents, le manque de reconnaissance ou certaines formes de pression peuvent participer à la dégradation de la situation.


Mais votre histoire personnelle peut également influencer votre manière de réagir à cette pression. C'est cette rencontre entre le contexte actuel et vos modes d'adaptation qui mérite parfois d'être explorée.

7. Quand le perfectionnisme et la suradaptation entretiennent l'épuisement

Certaines personnes fonctionnent longtemps avec une logique intérieure très exigeante : « Je dois réussir. » « Je ne dois pas décevoir. » « Je dois être capable de gérer. » « Je ne peux pas laisser tomber les autres. » « Je dois faire les choses parfaitement. »


Ces fonctionnements ne sont pas nécessairement problématiques en eux-mêmes. Le souci apparaît lorsqu'ils deviennent rigides et qu'il devient difficile de s'autoriser à ralentir, déléguer, demander de l'aide ou reconnaître ses propres limites.


L'Analyse Transactionnelle utilise notamment la notion de messages contraignants, ou Drivers, pour décrire certains modes de fonctionnement tels que « Sois fort », « Fais plaisir » ou « Sois parfait ».

Cette grille peut être intéressante pour explorer certains comportements de suradaptation. Elle ne constitue toutefois pas une explication générale ni une cause automatique du burn-out.

8. Et si le problème ne venait pas seulement du travail actuel ?

Parfois, une situation professionnelle difficile en réactive une autre, plus ancienne.

Cela ne signifie pas que votre burn-out serait « causé par votre enfance », ni que vous seriez responsable de ce qui vous arrive. Cela signifie simplement qu'une même situation professionnelle peut être vécue très différemment selon l'histoire, les apprentissages et les ressources de chacun.


Ce type de lien n'est ni automatique, ni généralisable, ni décelable à la lecture d'un article. Il ne se construit pas seul, en cherchant une explication cachée à ce que l'on traverse : lorsque cela est pertinent, il se travaille dans le cadre sécurisé d'un accompagnement, en prenant le temps d'explorer ce qui, dans votre histoire, éclaire ce que vous vivez aujourd'hui, sans jamais l'imposer comme une explication toute faite.


C'est parfois à cet endroit qu'un accompagnement psychologique ou thérapeutique peut apporter une lecture complémentaire, si et seulement si la personne en ressent le besoin.

9. Burn-out, anxiété, dépression : pourquoi il est important de ne pas tout confondre

Fatigue, troubles du sommeil, perte de motivation, difficultés de concentration, irritabilité ou perte d'intérêt ne sont pas spécifiques au burn-out. Ils peuvent également apparaître dans d'autres situations, notamment :

•    Certains troubles anxieux

•    Un épisode dépressif

•    Des troubles du sommeil

•    Certaines difficultés médicales

•    Une fatigue prolongée d'une autre origine

•    Certaines conséquences médicamenteuses ou somatiques


La distinction entre burn-out et dépression fait d'ailleurs l'objet de débats scientifiques depuis de nombreuses années. Des travaux montrent un chevauchement important entre certains symptômes, tandis que d'autres recherches proposent des différences entre les deux phénomènes. La littérature récente souligne que cette distinction reste un sujet de discussion et qu'une évaluation clinique du contexte demeure importante.


C'est pourquoi un article Internet ne peut pas répondre à lui seul à la question : « Suis-je en burn-out ? » Il peut vous aider à identifier des signaux. Il ne remplace pas une évaluation professionnelle.

10. Quand demander un avis médical ?

Certaines situations nécessitent de ne pas rester seul avec ce que vous traversez. Un avis médical peut notamment être pertinent lorsque :

•    La fatigue devient importante ou persistante

•    Le sommeil est fortement perturbé

•    Les symptômes physiques se multiplient

•    Votre fonctionnement professionnel ou familial se dégrade

•    Vous ressentez une tristesse importante ou persistante

•    Vous perdez progressivement intérêt ou plaisir dans de nombreux domaines de votre vie

•    L'anxiété devient difficile à contrôler

•    Vous avez le sentiment de ne plus parvenir à faire face


Et si apparaissent des idées suicidaires, un sentiment de danger imminent ou une incapacité à assurer votre sécurité, une aide médicale urgente doit être recherchée sans attendre.


Demander de l'aide n'est pas un échec. C'est parfois précisément ce qui permet de ne pas attendre que la situation devienne encore plus difficile.

11. Peut-on sortir d'un burn-out ?

Oui, une amélioration est possible. Mais il n'existe pas de bouton « reset ».

La récupération dépend de nombreux facteurs :

•    La situation professionnelle

•    La possibilité de réduire ou modifier les contraintes

•    La qualité du sommeil

•    L'état physique général

•    Les ressources sociales

•    Les stratégies d'adaptation

•    L'état psychologique

•    Et, lorsque cela est pertinent, l'accompagnement professionnel


C'est pourquoi une approche sérieuse ne devrait pas promettre : « Je vais supprimer votre burn-out. »

Elle devrait plutôt proposer :

« Nous allons comprendre ce qui se passe, identifier ce qui entretient votre épuisement et travailler progressivement à retrouver davantage de stabilité et de marge de manœuvre. »

Cette différence de formulation est importante. Elle respecte la complexité de la personne.

12. Quelle place pour l'Hypnose Ericksonienne ?

L'Hypnose Ericksonienne peut être utilisée comme outil d'accompagnement dans certaines problématiques liées au stress, aux habitudes, aux émotions ou aux représentations personnelles.

Elle repose notamment sur un travail de focalisation de l'attention, d'imagerie, d'exploration intérieure et de mobilisation des ressources de la personne.


Il n'est pas nécessaire de considérer l'hypnose comme un état dans lequel « le mental disparaît » ou dans lequel un thérapeute pourrait directement « reprogrammer » l'inconscient. Une approche plus sobre consiste à considérer l'hypnose comme un contexte particulier de travail attentionnel et expérientiel.


Dans le cadre d'un accompagnement, elle peut notamment permettre d'explorer :

•    Certaines réactions automatiques

•    Les représentations associées au travail

•    Les difficultés à poser des limites

•    La relation à la performance

•    Les émotions

•    Les ressources personnelles

•    Les façons d'envisager différemment certaines situations


L'objectif n'est pas de vous transformer en quelqu'un d'autre. Il est plutôt de vous aider à retrouver davantage de choix là où vous avez parfois l'impression de fonctionner automatiquement.

13. Quelle place pour le TTMO ? (EMDR)

Le TTMO : Traitement des Traumatismes par les Mouvements Oculaires, est une technique d'accompagnement que je propose dans ma pratique. C’est une méthode proche de l’EMDR. L'objectif n'est pas d'effacer les souvenirs, mais d'aider le cerveau et le système nerveux à reprendre un travail d'intégration resté inachevé.


Concernant les mécanismes des stimulations bilatérales en général, plusieurs hypothèses existent dans la littérature scientifique, notamment celle selon laquelle les mouvements oculaires pourraient mobiliser certaines ressources attentionnelles et de mémoire de travail pendant l'évocation d'un souvenir perturbant. Mais les mécanismes précis de l'EMDR et de la stimulation bilatérale restent encore étudiés, et cela vaut a fortiori pour une pratique de cabinet comme le TTMO, qui ne doit pas être présentée comme une « reprogrammation du cerveau ».


Dans certaines situations, les stimulations bilatérales peuvent être utilisées comme support d'un travail sur des souvenirs, des émotions ou des situations qui continuent à provoquer une activation importante. L'objectif peut être de permettre à la personne d'aborder progressivement certaines expériences avec davantage de sécurité et une charge émotionnelle moins envahissante.

14. Quand une expérience professionnelle devient-elle traumatique ?

Le mot « traumatisme » est aujourd'hui beaucoup utilisé. Il mérite pourtant d'être employé avec précision. Toutes les expériences professionnelles difficiles ne constituent pas un traumatisme psychologique au sens clinique.


Une situation répétée de harcèlement, une humiliation grave, une agression, une menace, un événement professionnel particulièrement violent ou certaines expériences vécues comme profondément insécurisantes peuvent toutefois laisser une empreinte émotionnelle importante.


Une personne peut ensuite constater :

•    Des réactions disproportionnées à certains déclencheurs

•    Des souvenirs intrusifs

•    Une vigilance importante

•    Des réactions corporelles

•    De l'évitement

•    Une forte activation émotionnelle lorsqu'une situation rappelle l'expérience


Dans ces situations, une exploration spécifique peut être pertinente. Mais là encore : tout burn-out n'est pas un traumatisme et tout traumatisme ne provoque pas un burn-out. Cette distinction est essentielle.

15. Mon approche

En tant que Maître Praticien en Hypnose Ericksonienne et Praticien TTMO, je n'établis pas de diagnostic médical ou psychiatrique et je ne me substitue à aucun suivi médical, psychologique ou psychiatrique lorsque celui-ci est nécessaire.

Mon rôle est d'accompagner, en complémentarité avec les professionnels de santé, lorsque cela est pertinent pour la situation de la personne.

Au cabinet d'Entraigues-sur-la-Sorgue, je privilégie une approche personnalisée. Je ne considère pas la personne comme un ensemble de symptômes à faire disparaître.


Je cherche d'abord à comprendre :

Qu'est-ce qui vous arrive ? Depuis quand ? Dans quel contexte ? Qu'est-ce qui vous demande aujourd'hui le plus d'énergie ? Qu'avez-vous déjà essayé ? Qu'est-ce qui semble maintenir la situation ?


Et surtout :

De quoi avez-vous besoin pour retrouver progressivement davantage de sécurité et de liberté de choix ?


L'accompagnement peut associer, selon la situation et les besoins identifiés :

•    Hypnose Ericksonienne

•    Travail autour des émotions et des représentations

•    Exploration de certains schémas de fonctionnement

•    TTMO et stimulations bilatérales lorsque cela est pertinent

•    Travail sur les ressources

•    Accompagnement vers une meilleure identification des limites et des besoins

Il ne s'agit pas d'appliquer un protocole identique à tout le monde.

16. Un accompagnement en plusieurs temps

Chaque personne évolue à son propre rythme. Il peut néanmoins être utile de penser l'accompagnement en plusieurs étapes.


Étape 1 — Comprendre et sécuriser

Avant de chercher à modifier quoi que ce soit, il est essentiel de comprendre ce qui se passe. L'objectif est notamment de réduire la pression liée à l'incompréhension et d'identifier les premiers leviers de récupération.


Étape 2 — Retrouver progressivement de la stabilité

Lorsque le niveau d'épuisement est important, le travail peut d'abord porter sur la récupération, les ressources, les émotions et la capacité à retrouver davantage de stabilité.

Étape 3 — Explorer ce qui entretient la difficulté


Lorsque cela est pertinent, nous pouvons explorer certaines habitudes, croyances, expériences ou modes d'adaptation qui participent au maintien de la souffrance. Cela peut notamment concerner :

•    Le perfectionnisme

•    La difficulté à dire non

•    La peur de décevoir

•    Le besoin de contrôle

•    Le surinvestissement

•    Certaines expériences professionnelles difficiles


Étape 4 — Consolider

L'objectif est progressivement de permettre à la personne de mieux identifier ses besoins, ses limites et ses ressources. Il ne s'agit pas de construire une vie sans stress. Il s'agit plutôt de développer une relation plus souple avec les exigences de la vie professionnelle et personnelle.

17. Vous n'êtes pas obligé d'attendre l'effondrement

Beaucoup de personnes consultent lorsqu'elles ne peuvent plus travailler. Mais il n'est pas nécessaire d'attendre ce stade pour prendre les premiers signaux au sérieux.


Une fatigue persistante. Une irritabilité inhabituelle. Un sommeil qui se dégrade. Une difficulté croissante à se concentrer. La sensation d'être constamment sous pression. Le sentiment de ne plus avoir de marge. Une perte progressive d'intérêt pour ce qui comptait auparavant.


Ces signaux ne signifient pas automatiquement que vous êtes en burn-out. Mais ils méritent votre attention.


Votre corps et votre esprit ne sont pas des machines que l'on peut pousser indéfiniment avant de remplacer une pièce. Ils ont besoin de récupération, de sécurité, de relations, de sens et parfois d'un accompagnement adapté.

18. Et si vous commenciez simplement par comprendre ce qui vous arrive ?

Vous n'avez peut-être pas besoin de savoir immédiatement si vous êtes « en burn-out ». Vous pouvez commencer par une question plus simple :

« Qu'est-ce qui, aujourd'hui, me coûte beaucoup plus d'énergie qu'avant ? »


Puis une deuxième :

« Qu'est-ce que je continue à faire alors que je sais que cela me fait du mal ? »


Et enfin :

« De quoi aurais-je besoin pour retrouver un peu plus de marge ? »

Ces questions ne constituent pas un diagnostic. Elles peuvent simplement ouvrir un espace de réflexion. Parce qu'avant de chercher à aller mieux, il est souvent utile de comprendre ce qui nous a amenés jusque-là.

19. Vous avez le droit de ne plus fonctionner comme avant

Certaines personnes vivent leur épuisement comme une défaite. Elles se disent :

« J'étais capable avant. » « Je devrais pouvoir gérer. » « Les autres y arrivent. » « Je dois reprendre le dessus. »

Mais votre difficulté actuelle ne résume pas votre valeur.

Vous pouvez être compétent et épuisé. Responsable et dépassé. Fort et avoir besoin d'aide. Engagé et avoir besoin de ralentir.


La souffrance n'annule pas vos ressources.


Elle peut simplement indiquer que votre manière actuelle de fonctionner ne suffit plus face à ce que vous traversez.

Et parfois, le premier changement n'est pas de faire davantage. C'est d'arrêter de lutter seul contre ce qui demande à être compris.

20. Un accompagnement personnalisé

Depuis 2016, j'accompagne des personnes qui souhaitent comprendre ce qui se joue derrière leurs difficultés plutôt que de simplement chercher à faire disparaître un symptôme.

Mon approche associe notamment l'Hypnose Ericksonienne et le TTMO, lorsque ces outils sont pertinents pour la situation rencontrée.

Chaque accompagnement est différent. Il n'y a pas de promesse de résultat instantané ni de protocole magique.

Il y a d'abord une rencontre. Une écoute. Une compréhension de votre histoire. Puis un travail progressif, adapté à votre situation et à vos ressources.

Parce que derrière un symptôme, il y a souvent une histoire. Et derrière cette histoire, il y a une personne qui mérite d'être entendue autrement qu'à travers ce qui ne va plus.

Burn-out et accompagnement

Comment savoir si je suis vraiment en burn-out ?

Il n'existe pas un test en ligne permettant à lui seul de confirmer un burn-out. L'OMS décrit le burn-out autour de trois dimensions : épuisement, distance mentale vis-à-vis du travail et diminution du sentiment d'efficacité professionnelle. Une évaluation professionnelle peut être nécessaire pour comprendre la situation dans son ensemble.


Quelle est la différence entre stress et burn-out ?

Le stress peut être ponctuel ou lié à une période particulière. Le burn-out s'inscrit dans une situation de stress professionnel chronique et se caractérise notamment par un épuisement important, une distance accrue vis-à-vis du travail et une diminution du sentiment d'efficacité.


Le burn-out peut-il provoquer des problèmes de mémoire ?

L'épuisement, le stress et les troubles du sommeil peuvent s'accompagner de difficultés d'attention, de concentration et de mémoire. Cela ne signifie pas nécessairement qu'une lésion cérébrale est présente. Lorsque ces difficultés sont importantes ou persistantes, un avis médical peut être pertinent.


L'Hypnose Ericksonienne peut-elle aider en cas de burn-out ?

L'hypnose peut être utilisée comme outil d'accompagnement pour travailler notamment sur le stress, les émotions, certaines habitudes de fonctionnement, les représentations et les ressources personnelles. Elle ne remplace pas une évaluation médicale ou psychologique lorsque celle-ci est nécessaire.


Le TTMO est-il la même chose que l'EMDR ?

Non. Le TTMO est une méthode fortement inspirée de l’EMDR. Dans ma pratique je travaille sur l’histoire de vie des gens car une problématique est rarement liée à un seul fait mais souvent à plusieurs histoires entremêlées les unes aux autres. Durant la séance, j’y intègre aussi de la PNL, des suggestions sous forme de questionnement pour remonter à l’origine de la problématique.


Faut-il consulter un médecin lorsqu'on pense être en burn-out ?

Lorsque l'épuisement est important, persistant, s'accompagne de symptômes physiques ou psychiques importants ou perturbe fortement la vie quotidienne, un avis médical est recommandé. Le médecin pourra notamment rechercher d'autres causes possibles et évaluer la situation globale.

En conclusion

Le burn-out ne se résume ni à un manque de volonté, ni à une faiblesse personnelle.

Mais il ne doit pas non plus être réduit à une simple explication neurobiologique.


C'est une situation complexe, dans laquelle peuvent se rencontrer les contraintes professionnelles, la récupération, le sommeil, les ressources personnelles, les modes d'adaptation, les relations et parfois certaines expériences particulièrement difficiles.


Comprendre cette complexité permet de sortir d'une logique de culpabilité.

Vous n'avez pas nécessairement besoin de devenir plus fort. Vous avez peut-être besoin de comprendre ce qui vous demande autant d'énergie. Et de retrouver progressivement la possibilité de choisir autrement.


Si vous vous reconnaissez dans cette situation, un premier échange peut permettre de faire le point sur ce que vous traversez et de déterminer si un accompagnement personnalisé est pertinent.


📍 Cabinet à Entraigues-sur-la-Sorgue

📞   06 14 39 38 45


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